Les Premières Rencontres du Collectif ESC

Arrivée du comité de pilotage au Lycée de Bourges dès le 1er novembre : excellent accueil orchestré par Anne-Lise, qui a mouillé sa chemise pour que tout soit prêt à temps, et que nous puissions travailler dans un cadre agréable tout du long des Rencontres.

Aussitôt, le groupe de préparation travaille fébrilement à peaufiner le programme et l'animation. Pour le moment, il carbure au thé et à l'eau ...

A 14h, le programme est désormais affiné, les animateurs ont préparé leurs interventions. On n'attend plus que les participants... Combien seront-ils effectivement ? c'est LA question qui turlupine, surtout qu'on vient d'apprendre qu'une collègue vient de casser sa voiture, et qu'une autre ne sortira pas de son lit, clouée par la grippe...

Étaient présents :

Nicolas Bordes Julie Charnet Hervé Chaplais Sabine Ducastel
Claire Latil Franck Lemaire Anne-Lise Lisicki Michèle Lision
Nelly Servignat Frédéric Rouziès Guillaume Thibault Joël N. Toreau

Ci-dessous l'intégralité des travaux, comme si vous y étiez...

Nous attendons vos commentaires en bas de page !


Jeudi 2 novembre

14h00 / 14h30 : Accueil & Présentation des Rencontres

Présentation des rencontres – 14h08 – Joël Toreau – Frédéric Rouziès

Bienvenue !

Absents excusés : Isabelle Degache, Michel Duvigneau, Malika Fadlane, Jean-Pierre Menu, Catherine Porte

Moment historique, puisque ces Rencontres sont les premières du Collectif ESC, mais aussi moment critique, puisqu’il s’agit de lancer les actions concrètes, après les phases de structuration :

  • Toulouse juillet 2016 – fondation
  • Dijon juillet 2017 – ESC et éducation populaire : les enjeux. Lancement des Rencontres,
  • Bourges novembre 2017 : il nous faut maintenant rentrer dans le vif de ce que l’association doit porter.

Lecture du manifeste.

2 questions transversales pour ces Rencontres :

  • Développer les pratiques professionnelles liées à une éducation populaire dans le cadre d’un dispositif ESC inséré dans l’école.
  • Construire collectivement les bases opérationnelles du collectif.

Il est important de garder des traces de ces travaux pour les partager avec l’ensemble des adhérents.

14h30 / 15h30 : Jeu de positionnement

Sur un axe, se positionner en fonction de :

  • Qui est venu de plus près, de plus loin ?
  • Qui est parti le plus tôt, le moins tôt ?
  • Qui enseigne depuis le plus longtemps, le moins longtemps ?
  • Qui a le plus grand nombre de classes, le moins grand nombre ?
  • Qui est plus ou moins éloigné de son rêve d’enfant ?

15h30 / 17h00 : Intervention de Laurent Aucher sur la notion de commun)
17h00 / 18h00 : Débats et échanges

Hervé Chaplais et Laurent Aucher

Joël Toreau et Franck Lemaire

  • (Nicolas) on a des enfants d’une société paupérisée et précarisée actuellement. Classe ouvrière dont le schéma culturel pas dans le schéma marxiste = classe subalterne : aujourd’hui, les classes ne sont plus structurées pour pouvoir s’armer politiquement. Qu’est ce qui fait commun entre moi (Nicolas) et eux ? Qu’est ce que je leur impose ? Suis-je dans une position dominant / dominé ?
  • Donner des outils pour s’autonomiser, mais revaloriser la notion de culture.
  • Ne pas généraliser la notion « de culture de consommation » chez les classes populaires : les milieux ruraux ont encore une culture propre (manière de faire la fête par exemple).
  • Rendre visible la communauté d’existence. Mouvement de fond d’éclatement de tous les collectifs.
  • Une société qui s’est dépolitisée mais qui ne s’est pas dés-idéologisée : il faut faire la différence.
  • En quoi au fond l’EP pourrait être ce levier émancipateur ? (Fred) : l’EP prend en charge la dimension Politique et la dimension Educative. L’EP nous rappelle qu’on est dans une obligation « d’exemplarité ». Si personne ne montre cela aux jeunes générations qui va le faire ?
  • Le collectif syndical : les syndicats sont dans une telle situation qu’on oublie qu’ils sont des vecteurs de progrès sociaux. La logique de représentation : je ne me sens plus investi dans « la lutte », je délègue au représentant.
  • Faire commun : c’est être sur des sociabilités concrètes.
  • Deux références cinéma : « On a grévé » , film sur des salariés d’hôtel en milieu parisien et « Le vote FN au village » de Violaine Girard.

18h00 / 19h30 : Groupe d'interview mutuel

  • Le GIM est un temps d’expression par groupes de 3 :
    Chacun raconte une expérience réussie ou ratée de « commun » ou « faire commun » vécue dans l’EPL ou dans l’EA.

    ± 5′ d’expression individuelle – silence des autres – ±3′ de questions de compréhension dans la limite de 10’ par personne.
    On recherche ce qui a permis, facilité, le « commun » ou « faire-commun » (des facilitateurs, des leviers) et/ou ce qui l’a empêché ou freiné (des empêcheurs ou freins).
    Restitution sur paper-board, 3′ par groupe.
Freins – Empêcheurs Leviers – Facilitateurs
  • Pas de présentation collective
  • Pas d’explication des enjeux – du côté de la commande comme de la réalisation
  • Manque de concertation entre collègues
  • Manque d’empathie – Défilement des contractuel-les (vis à vis des élèves – vis à vis des personnes) – Statut jetable
  • Déficit d’intégration des nouveaux collègues
  • Choc culturel entre les adultes et les jeunes
  • Positionnement de l’adulte (exemple bar éthique Vs bar Coca)
  • Démagogie
  • Conflit de valeur, clivage idéologique
  • Dérive productiviste du dispositif (le « nez dans le guidon »)
  • Niveau d’implication / d’engagement / de participation insuffisants(s) ou pas assez cultivé
  • Mauvais moment
  • Attitude « consumériste opportuniste »
  • Manque (déficit) d’attractivité « je ne vois pas l’intérêt »
  • Personne ressource identifiée – projet porté
  • Anticipation
  • Accompagnement de la direction (de l’EPL)
  • Supports qui ont permis que le faire commun existe (quelque chose qui donne corps – une fête, un café coopé, un questionnaire)
  • Les lieux, les moments
  • Respect et engagement moral vis à vis des élèves et collègues
  • Impliquer en amont les collègues ou les jeunes
  • Avoir des objectifs en communauté – Repas – convivialité
  • Small is beautiful (pas à pas – y aller par petites victoires)
  • Avoir une vision stratégique – être au clair sur l’action, et sur le coup d’après – ne pas effrayer
  • Saisir les opportunités
  • Tricoter avec tous les fils possibles (modules attentes, filières, temps…)
  • Dimension plaisir – produire du plaisir – le dire – le célébrer
  • Valoriser les savoirs/ savoir-faire des collègues
  • Produire et entretenir la mémoire collective de l’action
  • Avoir un ennemi commun dans l’institution proche, dans l’institution globale
  • Des valeurs fortes, une cause commune
  • Un contexte avec facteurs concordants aidant
  • Un contexte politique général auquel s’opposer
  • Un contexte politique dans cercle proche
  • Activer son courage
  • Confiance mutuelle
  • Une fierté partagée

20h00 / 22h00 : La chorale du Collectif ESC

 
 

Vendredi 3 novembre

9h00 / 9h30 : Energeezer

Emmené par Frédéric, le groupe s’éveille doucement et retrouve sa dynamique à travers quelques jeux/exercices qui engagent le corps et mobilisent la sensibilité aux autres.

9h30 / 12h00 : Arpentage

L’arpentage consiste à se répartir tout ou partie des pages d’un livre, à en faire une lecture individuelle (1h00), puis à en faire une restitution, avec comme trame indicative :

  • qu’est-ce que j’ai appris ?
  • qu’est-ce que je savais déjà ?
  • qu’est-ce que j’en retire ?
  • qu’est-ce que je n’ai pas compris ?
  • quels échos ce texte fait-il dans ma pratique, dans ma vie ?
  • avec qui j’aimerais partager cette lecture ?

Le groupe a travaillé sur l’introduction de la thèse d’Alexia Morvan. Cette thèse porte sur des pratiques d’éducation populaire contemporaines articulées à une intention d’éducation au politique. « J’interroge dans ces expériences les pédagogies susceptibles de stimuler des processus d’émancipation individuelle et collective dans une visée de transformation sociale au début du XXIème siècle. J’inscris d’abord cet objet dans une longue perspective pour proposer une histoire politique de l’éducation populaire au sein de la société française capitaliste démocratique. J’indique ensuite comment l’acception de termes comme « politique » et « démocratie » peut varier selon les courants de pensée et quelles approches de l’éducation au politique se sont forgées plus particulièrement en milieu scolaire. Je problématise alors l’éducation populaire politique avec la question centrale de l’émancipation en regard d’une critique de la démocratie élective et du capitalisme au début du XXIème siècle. Quelles démarches collectives d’apprentissage et de réflexion critique issues des milieux de l’éducation populaire permettent de faire conflit à l’endroit des formes de domination contemporaines et d’œuvrer à leur dépassement ? J’explore cette problématique au travers d’une recherche-action initiée de 2003 à 2007 par un groupe d’acteurs de l’éducation populaire en quête d’une « éducation au politique » en Bretagne, et de son prolongement sous la forme de l’action d’une coopérative d’éducation populaire (Le Pavé) de 2007 à 2010. Cette étude empirique fournit des enseignements sur les conditions, défis et originalités d’une telle éducation populaire politique.

L’introduction de la thèse d’Alexia Morvan / La thèse complète.(5Mo)

14h15 / 17h00 P'tit débat

Le P’tit débat est un outil tiré du GroDébat qui peut servir à faire un brin d’analyse et des propositions concrètes.

Consignes : deux groupes avec un animateur-trice, 3 temps :

  • 30′ – C’est quoi le(s) problème(s) ? (expression en vrac de questions qu’on se pose)
  • 30′ – Dans l’idéal ?
  • 40′ – Propositions concrètes

Groupe 1 / C'est impossible de mettre en œuvre une éducation populaire dans l'enseignement agricole !!!

C’est quoi le problème ?

Un élément de cadrage : affirmer «C’est impossible de faire de l’éducation populaire dans l’enseignement agricole », c’est affirmer que le référentiel métier de l’ESC (qui, dans son préambule, rappelle le lien avec l’EP) fait de l’enfumage… Les mots clés émancipation individuelle et émancipation collective font sens dans notre métier.

  • Quelle éducation populaire ? Il y a une EP qui existe mais pas certaines formes de l’EP ? Parle-t-on d’une éducation au politique ou d’une éducation du politique ?
  • N’y a-t-il pas contradiction entre un travail d’émancipation dans le cadre de l’ALESA – et le rôle qu’on assigne aux jeunes dans les instances l’EPL ? Ça fait sens que d’éduquer les jeunes au politique : prise de parole, arbitrage collectif, mandats, etc. et, à côté, on a une assemblée d’adultes avec 2 jeunes perdus au milieu ! Face à la domination très forte des adultes, un élève qui ouvre la bouche en conseil de classe est souvent très vite remis à sa place.
  • Les valeurs éducatives sont-elles partagées au sein de la communauté de travail ?
  • Comment dépasser la contradiction de l’école qui reproduit les inégalités et qui affiche la volonté d’aller vers l’égalité réelle. Si le système éducatif participe plus à la sélection qu’à l’émancipation, il faudrait voir si c’est aussi valable pour l’enseignement agricole ? Actuellement ? Autrefois ?
  • Projet éducatif des établissements avant le projet pédagogique : comment activer son courage individuel et collectif pour faire ce projet éducatif ?
  • Ne sommes-nous pas dans une contradiction qui consiste à remettre en cause un système qui nous nourrit ? Et d’ailleurs pourquoi je me fatiguerais ? Et pourtant, comment peut-on rester extérieur quand on a connaissance de maltraitance etc – dans d’autres cadres au sein de l’EPL –
  • On a l’impression qu’on a fermé les capacités d’imagination, de faire autrement ensemble, de se libérer de partir sur quelque chose de différent etc. Je ne sais pas si dans le milieu privé c’est oui ou non possible.
  • Les voies pour créer de l’émancipation dans un établissement sont assez réduite. Sensation pesante. Est-ce que c’est le fonctionnariat ?
  • L’idée de se battre de lutter se heurte au système au dessus de toi = impuissance.
  • Je fais un blocage sur les téléphones portables et les jeunes – éducation aux médias, esprit critique, leur faire comprendre – mais ça rattrape. Les avancées technologiques – lassitude.
  • Perpétuel recommencement chaque année. 7 ans que je suis dans le même bahut. Et je me surprends à avoir des réflexions de collègues que je ne voulais jamais avoir. On a de moins en moins la capacité à reprendre du début, à avoir l’énergie. Et ces discours des collègues qui nous empoisonnent, ces pratiques pédagogiques archaïques !
  • Tu les as 2 heures par semaine et encore…
  • Si ce ne sont pas les jeunes qui sont ton moteur…
  • ALESA : on fait souvent à la place des jeunes pour être efficaces… parce qu’on n’a pas le temps matériel des processus éducatifs – et les élèves ont leur temporalité à eux… 
  • L’image de l’ESC dans le lycée est disparate, souvent dépréciée du fait des conduites d’autres collègues d’ESC.

Dans l’idéal ?

  • Quand on est un vieux de l’EA, on se souvient d’une époque où il y avait une telle autonomie pédagogique que tout était possible. L’invention des études de milieu. Dans les années 80, tout le bénéfice de ces expérimentations a été institutionnalisé – c’est inscrit dans des référentiels, ça se « scolarise » – l’époque pionnière a disparu. Pourtant la possibilité d’expérimenter existe toujours, à travers le CEF.
  • Les opérations pilotes : il y a peu de bahuts qui se sont lancés… Dans l’idéal, sortons des routines, relançons les expérimentations, favorisons les collaborations, avec l’équipe d’ESC ou (plus intelligent) avec d’autres collègues. « Faire équipe » dans les bahuts. Faire équipe avec les ESC, avec les autres et on y va.
  • On doit expliciter collectivement nos valeurs éducatives. Mais on n’a pas le temps… Il n’y a pourtant rien de plus intéressant que des discussions à la volée dans la salle des profs « est-ce qu’on est éducateur ou enseignant » ?… Retrouver du temps ce serait l’idéal.
  • On n’a pas le temps ! L’adjoint organise des semaines avec des cours de 50′ et inscrits à l’EDT des temps de concertation. Ça fait polémique. C’est fait pour répondre à un besoin. Avant on dénonçait la forme. Il leur donne du temps. Maintenant c’est la question du sens et du fond. Il y en a beaucoup qui ne viendront pas. Fonctionnariat assistance.
  • Dans l’idéal je péterais tout !!! Mettre à plat tous les référentiels. Arrêter par les entrées modulaires. Comment on tricote, on travaille sur des compétences transversales. On cloisonnerait pas.
  • Dans les EPL on est toujours plus l’œil fixé sur les référentiels etc et on ne réfléchit pas sur « comment on fonctionne ». et on n’en a pas trop envie. Pas d’espace pour ça. Le « comment on fonctionne » est au cœur d’une révolution pédagogique.
  • Prof coordos, principaux : organiser le leadership pédagogique, avec l’adjoint etc. Dans les équipes de direction il y a des gens qui ont envie de faire et qui buttent sur les équipes pédagogiques. Et quand on est coordo, difficultés de faire faire équipe ( commun).
  • SER : Elèves 10h par semaine + 4h de coordo. Mercredi matin donc ça marchait bien
  • Pouvoir bloquer les heures… organisation perso ( confort de vie au travail + plaisir) … on donne et on reçoit … Idéal.
  • L’EP a toute sa place dans l’ALESA. Requestionner les fondements de l’association. Pas le lieu de l’apprentissage du militantisme pour des questions de laïcité. Principe de neutralité.
  • Formation des délégués, il faudrait qu’on y soit.
  • La place des jeunes dans le système « démocratique » de l’école. Les jeunes sont instrumentalisés pour faire valoir un système « démocratique ». Dans l’idéal mettre en débat la démocratie dans l’école.

Propositions concrètes

A titre personnel

  • Pour la semaine santé en STAV, j’aimerais partir des résultats de l’enquête de l’an dernier sur « le climat scolaire » et faire quelque chose avec les 1ere STAV. Avec Debarbieu qui vient chez nous. (ce qu’il a noté dans son rapport psychiatre – 60 établissements sondés – relatif bien être des jeunes dans l’EA, attachés à leurs bahuts, pas plus de harcèlement – il y a peu mais dans le profil des jeunes harcelé il y a des jeunes qui sont en responsabilité, notamment ALESA, délégués…). J’aimerais mettre en place une action concrète…
  • Nécessiter d’installer des médiations externes – « on n’est jamais prophète dans son pays ».
  • Du temps à l’EDT pour la concertation ESC ou le projet éducatif (condition nécessaire mais non suffisante…)
  • Vérifier qu’il y a un projet éducatif dans le projet d’établissement – qui peut englober le projet de vie scolaire (prof d’éducation civique, prof d’EPS, etc) – mettre en chantier un projet éducatif.
  • Amorcer le processus en CI et CEF.
  • Faire de l’entrisme. Être au CI, au CA. Être informé. Mesurer les rapports de force en présence etc.

Au titre du collectif-esc

  • Faire de la coop-inter au collectif-ESC. Université internationale de l’Education Populaire…
  • Se nourrir des expérience de lycées autogérés, etc. se rapprocher de choses qui existent véritablement.
  • Idem dans l’éducation nouvelle. Ressourcer l’éducation nouvelle.
  • Manque de formation par rapport à l’éducation populaire.
  • Philippe Sahuc questionne le rapport aux jeunes et donc les postures / ALESA.
  • Éducation populaire, le terme fait il peur ?
  • Questionner sur des trucs très basiques – analyse de pratique.
  • Le collectif ESC pourrait proposer des formation EP. Dans le cadre régional des formations continues avec les réseaux ?
  • Dans le cadre du collectif, on peut se croiser en dehors d’un réseau territorial.

Groupe 2 / Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !!!

C’est quoi le problème ?

  • On a un problème de reconnaissance de notre posture pédagogique, pour les plus fidèles à l’EP ?
  • Dans l’établissement problème de disponibilité des collègues car ils doivent former des robots à bac…
  • Il y a des profs GMNF avec des initiatives et qui les mènent à bien.
  • Problème à être ensemble
  • Intérêt les uns aux autres ( ESC ne s’intéressent pas assez aux maths )
  • Le métier d’enseignant a été libéralisé. Enclosure du métier. Par ex, quand j’ai pas cours je suis pas au lycée. C’est un enclosure. Si on fait ça, on ne peut pas faire collectif.
  • On a un problème à présenter notre métier comme parfois improductif
  • Passer du temps inutile pour être présent aux uns et aux autres
  • Problème de gestion du temps pour faire les cours et l’animation
  • Problème en pluri, se mettre au tour de la table, et le prof de socio « t’as du temps toi, t’as des idées ».
  • Le problème des prof d’ESC qui se retrouvent à être le professionnel de création de commun. C’est lui/elle que l’on sollicite.
  • Problème d’espace de discussion / pas d’espace commun pédagogique de réflexion en amont /
  • Problème pour sortir des zones de confort ( valable pour nous et pour les autres collègues)
  • Problème que l’on a avec le terme « communauté éducative » mais une société éducative.
  • Ex : une élève : nous on nettoie notre classe / qui nettoie la salle des profs ?
  • Problème d’effectif de classe : trop d’élèves / donc les projets deviennent celui du prof
  • Problème des moyens / problème d’espaces / L’institution pond un emploi du temps avec une salle, sans réfléchir aux moyens.
  • Problème d’une approche comptable et sécuritaire des directions / on nous demande de faire les budgets prévisionnels 2018/2019
  • Problème pour mobiliser nos inspecteurs / ils doivent veiller à ce que nos actions puissent être mise en place dans les bahuts
  • Problème d’injonctions paradoxales
  • On ne doit pas faire commun avec tous nos collègues / Problème avec des collègues avec des positions sexistes ou humiliantes / Pas de commun possible avec ces collègues
  • Voir définition sur les communs (sur ce site)
  • Le problème du commun avec les jeunes. Au delà de l’ALESA, comment faire commun avec les élèves ? Ce n’est pas juste une posture de rencontre.
  • On est considéré comme les ploucs de l’Educ Nat. L’EA, c’est de la sous éducation.
  • Problème de légitimation vis à vis des élèves. A quoi ça sert l’ESC ?
  • Problème de clarification des enjeux autour du thème de la culture. Enclosure : ce n’est pas uniquement les artistes qui doivent le définir.
  • On a un problème : pourquoi le racisme ? Comment le traiter ?Travail avec un artiste turc qui parle très bien français…
  • On a un problème pour toucher les jeunes qui sont différents.
  • Comment faire germer les graines ? C’est un temps long. Tu ne sais pas ce que produit ton travail dans le temps long.

Dans l’idéal

  • Que tous nos collègues soient formé à l’EP / mais, plus loin, à la pédagogie.
  • Réflexion globale sur la mise en œuvre pédagogique
  • Ne pas être le gras mais plutôt chercher l’os
  • Pas de note en ESC / Pas de bac / Pas de diplôme /
  • Inclure les professionnels dans le champ de la pédagogie / les pédagogues sont aussi dans les entreprises : pour que les lieux de production soient aussi des lieux de transmission.
  • La qualification reconnue par le professionnel mais pas par le prof
  • Extension des droits culturels à l’entreprise
  • Avoir des bus pour sortir quand on veut
  • Les trois piliers doivent être présents (bus, amphi, gymnase)
  • Désir d’avoir un temps commun de préparation
  • Rapport d’altérité avec les collègues dans le lycée (personnel collègues..)
  • Arracher les couilles des machos méprisants et dominants
  • Recenser les violences éducatives et institutionnelle
  • Les profs se positionnent dans une école libérale qui va à l’encontre d’une école qui vise à la formation de citoyens démocrates
  • On devrait être légitime dans notre posture / comme les autres le sont à donner des notes
  • L’idéal : les élèves viennent pour eux -même mais pas pour une note
  • S’affranchir de tous les référentiels pour former des êtres qui pensent.
  • Avoir des inspecteurs qui seraient capables de nous accompagner et de faire autorité sur le proviseur (et non l’inverse).
  • Salle de socio avec des ordis, des papiers, crayons, documents,
  • Monter des conseils coopératifs, refaire le règlement intérieur, en une semaine, en conseil coopératif
  • Être des humains dans les conseils de classe
  • Prendre une demi-journée banalisée pour les conseils de classe et rencontrer tous les élèves.
  • Quelle autonomie alimentaire dans les lycées autogérés / Avec des partenariats avec des FAB LAB / semences libres / logiciel libre /
  • EA ressource sur son territoire pour l’éducation nationale vers une autonomie alimentaire

Propositions concrètes

  • Une journée de pré-rentrée en plus au début d’année.
  • Une demi-journée par filière avec l’équipe éducative pour préparer les pluri.. pour penser les enjeux et les moyens ensemble
  • Demander une salle aménagée adaptée en fonction de la pédagogie comme le gymnase pour le prof EPS, le labo…
  • Budget à discuter par chair
  • Une semaine pour expérimenter l’éducation nouvelle et les méthodes d’EP.
  • Être animateur et porter les valeurs et les méthodes de l’EP / trouver des partenaires chez les collègues (EPS…)
  • Réflexion en équipe sur la question de l’évaluation (note ou pas,…)
  • S’autoriser une marge de manœuvre sur la question de la note.
  • Organiser des rencontres entre les syndicats, élèves, élu…sur des thématiques
  • Recenser les violences éducatives et institutionnelle
  • Repenser l’évaluation par qualification en lien avec le milieu professionnel
  • Conseil coopératif avec les élèves : par exemple réécriture du règlement intérieur …
  • Rendre visible le manque de moyens
  • Accompagnement des inspecteurs dans l’innovation pédagogique pour valider la pratique de l’enseignant.
  • Conseil de classe avec des temporalités qui permettent une rencontre entre adulte et élèves. Commun avec VS et direction.
  • Former aux moyens d’une autonomie (alimentaire, logiciel libre, fab lab…) pour se libérer du capitalisme.

17h00 / 19h00 : Mise en commun & arbitrage

Dans l’optique de construire du commun (des contenus communs + des processus pour « faire-commun »), deux niveaux d’actions émergent des propositions concrètes :

  • s’engager soi-même, dans son établissement, avec d’autres, à mettre en œuvre un projet de formation/action, pour le partager dans le Collectif,
  • engager le Collectif ESC dans un projet d’action commune qui structure sa stratégie.

Chacun se positionne dans un premier temps pour se déclarer « cap » ou « pas cap » de se lancer sur telle ou telle piste d’action. Mais on attend demain pour fixer ces actions, en fonction de nos engagements possibles et des priorités.

Pistes d’actions dans mon établissement :

  • Mettre en place une action d’EP avec les élèves, suite à l’identification d’un problème de climat scolaire (enquête Debarbieux sur le harcèlement)
  • Instituer un temps de concertation de l’équipe ESC (sur temps animation)
  • Instituer un temps de concertation /filière, /pluri.
  • Une salle ESC adaptée
  • Vers un budget par chaire
  • Organiser des rencontres avec élus, syndicalistes, universitaires… et jeunes.
  • Mettre en place un conseil coopératif avec les jeunes (vers une réécriture du règlement intérieur ?)
  • Questionner le projet éducatif du projet d’établissement
  • Participer aux instances de l’établissement 
  • Mettre en place un « pédagolo » (formation par les pairs)
  • Diversifier les formes d’évaluation

Pistes d’actions du Collectif ESC :

  • Se connecter à une internationale de l’EP
  • Découvrir les expériences actuelles d’école nouvelle (ex: lycée autogéré)
  • Mettre en place des actions de formation EP / Une semaine pour expérimenter EP + école nouvelle…
  • Accompagner les actions établissement pour conforter/valider les pratiques
  • Réflexion sur l’évaluation
  • Recenser les violences éducatives et institutionnelles
  • Rendre visible le manque de moyens
  • Renouveler le fonctionnement des conseils de classe

20h30 / 22h30 : Assemblée générale du Collectif ESC

Le compte-rendu de l’AG est consultable ici. (réservé aux adhérents).

 
 
 
 

Samedi 4 novembre

9h00 / 10h30 : Les actions

Des choix difficiles…

En résumé

Reprise des propositions de la veille, classées par niveau d’action, et engagements (les actions « pas cap » retirées). Niveau établissement :

  • Pédagolo – Fred, Julie, Michèle, Hervé, Franck

  • Salle adaptée ESC – Anne-Lise, Michèle

  • Climat scolaire – Sabine

  • Projet éducatif du PE – Nelly, Joël

  • Budget de chaire – Nicolas

  • Pluri – Michèle

Niveau du Collectif-ESC

  • Semaine éducation populaire – Fred, Anne-Lise, Nelly, Julie, Hervé, Franck, Nicolas

  • Évaluation – Sabine, Joël

  • Conseil de classe – Michèle

Une « fiche-action » sera rédigée par les porteurs d’action.

10h30 / 11h00 : Débroussaillage

Débroussaillage de deux des actions.

Semaine éducation populaire / Éducation nouvelle

Une semaine de formation pour les profs – sans élève – proposé aux collègues d’ESC. Une semaine où on est nourri, où on expérimente les outils.

Une analyse qui permette de savoir s’il y a un décalage entre ce qu’on veut faire et ce qu’on met en œuvre.

Voir des exemple de formations qui existent à l’OCCE ( office de coopération à l’Education..)

Franck et Hervé peuvent proposer des ressources du réseau d’Educ Populaire. Des stages sont possibles en interne du collectif-ESC : Hervé et Franck peuvent animer des stages soit thématiques (domination, participation, etc…) soit sur des outils (entraînement mental, etc).

Claire – Un autre axe d’aller à la découverte de l’éducation nouvelle – lycées autogérés ? Comment est gérée l’évaluation ? question des notes -autorité maître élèves- …


Le pédagolo (action de formation-action entre pairs) : au sein d’équipes pédagogiques, partage de pratiques, échanges de savoirs, observations de classes…

Le pédagolo (action de formation-action entre pairs) : au sein d’équipes pédagogiques, partage de pratiques, échanges de savoirs, observations de classes…

Action mise en place dans le lycée d’Hervé

Histoire : Ma collègue de français qui constate que l’on ne travaille pas assez ensemble. Avec la Notion de plaisir. Contraction Pédagogique et Rigolo.

Regard des élèves : montrer que que l’on travaille ensemble et que l’on se pose des questions.

Changement de l’ambiance de classe. Le vis à vis ne devient pas un face à face.

Utilisation : avant l’inspection pour conseil

Très informel mais permet de discuter dans la salle des profs. Cela libère la parole.

Instituer de l’analyse de pratique de façon informelle mais il est possible d’aller plus loin en instituant des analyses de pratiques inspirées des travailleurs sociaux. ( assistante sociale, …)

Conséquence : cela soude les équipes et recréer des solidarités ( je suis solidaire de tes problèmes et de tes réussites)

Pas de reformulation en collectif. Pas d’analyse de cas.

A mettre dans la fiche action : qu’est ce que cela m’a apporté, qu’est ce que cela a changé,

La question de l’accueil des jeunes collègues de toutes les disciplines.

Comment je le présente :

  1. je repère les alliés ( personnes avec des valeurs communes, des personnes qui rencontrent des difficultés et qui les expriment )

  2. je dis que j’ai des difficultés et je fais un appel à l’aide. Par exemple, problème récurent dans une classe. D’où discussions avec les collègues

  3. Expérimentation qui permet d’exprimer un plaisir à partager mes pratiques

  4. La posture pendant la séance : expliquer aux élèves la présence d’un collègue. Être dans la position d’un animateur/ chercheur.

  5. Attention aux brèches qui se mettent à jour. Les élèves ne doivent pas profiter des failles pour déstabiliser le collègue.

  6. Nous sommes en progrès dans cette communauté de destin (élèves et enseignants)

  7. C’est valoriser la fonction de conseil ( dans le sens des conseils en pédago au Québec).

  8. Visibiliser ce travail. Ne pas se cacher. Faire un debrief en classe des profs pour rendre curieux les collègues. Rendre visible le plaisir du rapport au métier.

  9. Viser une forme institutionnalisation de la pratique. Cf GAR.

11h00 / 11h30 : Pépites Rateaux

Pépites

  • L’intervention de Laurent et le fait de l’avoir digéré ensemble.
  • Le travail d’Anne-Lise pour préparer, nous faire découvrir ce bahut, et avoir amené Solène et Clara.
  • L’intervention celle de Clara et précisément le moment collectif où une note naît de nos vibrations communes.
  • La mise en chantier, la mise en action.
  • Ça me réinitialise dans ma posture professionnelle
  • J’ai réussi à venir avec mes enfants et concilier le tout
  • Rencontrer mes collègues ESC à la sauce éduc-pop
  • Dynamique collective, positif de se retrouver
  • De vous avoir rencontré, d’avoir des visages, des voies des parcours derrière des noms
  • La possibilité matérielle dans laquelle on a pu venir – Merci Anne-Lise – que tout le monde puisse venir – on était très bien il y avait tout ce qui fallait.
  • La mise en chantier me laisse espérer l’opérationnalisation de ce qu’on avait espéré au début.
  • Solène – Super agréable – la personne et la nourriture.
  • Se mettre en jeu, se redistribuer.
  • Hervé que je vois enfin en vrai – et Nicolas super bien de venir en équipe de bahut.
  • Gazouillis de Simon

Râteaux

  • Le nombre – En amont et répercussion sur « combien on est » – ça nous occupe beaucoup depuis juillet dernier – le projet il est bien s’il y a du monde et non ! il est bien tout court.
  • Frustration, j’aurais aimé aller au bout de la définition de l’éducation populaire. Je pars avec ce manque : citoyenneté, éducation au politique, du politique et le partager. Qu’est-ce qu’on partage ?
  • La pression du temps que je déteste – être pris par le temps.
  • L’exercice de l’arpentage, j’avais envie d’autre chose parce que je suis arrivée après – par rapport à mon état d’esprit
  • J’ai envie de prendre 3 années sabbatiques pour lire tous les bouquins, et 3 années de plus etc.
  • C’est dommage qu’on se revoit que dans 1 an
  • Être comprimé sur le temps de mise en œuvre – qui devrait venir plus rapidement
  • On veut encore trop en mettre. Qu’on travaille mieux encore notre animation en fonction du temps donné.
  • L’arpentage qui n’était pas la réponse à apporter. On avait autre chose à faire de plus intéressant.
  • Arpentage – on aurait pu avoir des documents avant ?

3 commentaires pour Les Premières Rencontres du Collectif ESC

  • C’était très sympa, très nourrissant, et indispensable pour re-trouver le sens de notre job. Rendez-vous pris pour « l’univ d’automne 2018 ». Franck

  • Les Premières Rencontres du Collectif ESC
    J’ai lu avec attention le compte rendu des rencontres du collectif.
    J’ai même cherché une hypothétique liste des participants et j’ai essayé, ne la trouvant pas, de la reconstituer, en confrontant les prénoms (l’éducation populaire interdit-elle l’usage du nom patronymique, ou faut-il le mettre en écriture inclusive ?) à la liste des membres qui figure sur le site, et ça donne :
    Nicolas (Bordes ?), Hervé Chaplais, Joël (Toreau), Franck Lemaire, Fred (Frédéric Rouziès ?), Julie (Charnet ?), Michèle (Lision ?), Anne-Lise (Lisicki ?), Sabine (Ducastel ?), Nelly (Servignat ?), Claire (Latil ?)… soit onze, ce qui est suffisant pour une équipe de foot mais ne représente qu’un faible pourcentage de notre collectif, et ne va même pas jusqu’à 12, chiffre que j’avais lu quelque part.
    A propos de liste, je suis été fort marri de ne pas me retrouver dans la mini-liste des « absents excusés ». La honte !
    Positivons :
    j’ai constaté que vous n’aviez pas perdu votre temps. Je ferai juste quelques commentaires.
    D’abord à propos de
    Notes sur la notion de « commun »
    Laurent AUCHER
    Selon le dictionnaire Le Robert, en effet, le « commun »…
    D’où l’expression « faire commun ».

    Certes certes. Il n’en reste pas moins que si le Robert est un dictionnaire « hors du commun », n’étant guère personnellement qu’un petit morceau du « commun des mortels », (qui sont à peu près les seuls exemples d’utilisation de commun comme substantif), j’eusse apprécié qu’on ne m’infligeât point une substantivation un peu forcée, renforcée d’autre part par ce « faire » dont on nous impose la modernité depuis quelques années dans le langage enseignant-chercheur, notamment dans ce « faire sens », qui n’a pas manqué d’arriver dans la suite des propos rapportés. Est aussi évoquée la « posture pédagogique », ça me fait toujours penser à un exercice de yoga !…

    Mais je suis un vieux grincheux qui préfère garder en mémoire le § de conclusion de L.Aucher :
    … l’éducation populaire participe d’une émancipation et d’un éveil critique et … « interroge la dimension sociale et politique de l’éducation en conditionnant la formation du citoyen à un principe d’engagement collectif ». C’est pourquoi, la réaffirmation d’un lien de consubstantialité entre l’éducation socioculturelle et l’éducation populaire me semble une priorité parce qu’elle donne à l’ESC les conditions de possibilité d’un renforcement de sa propre cohésion interne. Par la même occasion elle redonne aux notions de citoyenneté, de libre arbitre, de bien-être collectif, d’émancipation sociale, etc., à la fois de la force et une perspective entendue au sens de dessein.

    A part quelques considérations qui m’échappent tant je suis éloigné de l’évolution de l’enseignement agricole en général, et de l’ESC en particulier, depuis que j’ai emprunté d’autres voies, j’ai trouvé que vos brain-storming et autres p’tidéba soulevaient de bonnes questions. Par exemple,

    Si le système éducatif participe plus à la sélection qu’à l’émancipation, il faudrait voir si c’est aussi valable pour l’enseignement agricole ? Actuellement ? Autrefois ?
    Je peux parler pour autrefois. Je crois qu’il fut un temps où le syndicalisme enseignant jouait un peu un rôle d’éducation populaire, véhiculait chez l’ensemble des éducateurs quelques valeurs éthiques (je lis par exemple dans vos notes que le machisme et le sexisme sévissent ?) qui aidaient sans doute à « faire commun ». Ce qui n’empêchait pas des débats entre héritiers de Karl et naïfs qu’on appellerait aujourd’hui bisounours, sur le rôle récupérateur et intégrateur de l’éducation socioculturelle par exemple.

    Je fais un blocage sur les téléphones portables et les jeunes – éducation aux médias, esprit critique, leur faire comprendre – mais ça rattrape. Les avancées technologiques – lassitude.
    C’est pas le problème du seul EA et encore moins de l’ESC. C’est un véritable problème de société, y compris aux yeux des neurobiologistes… C’est aussi un problème de la famille, et non des moindres…

    Ici et ailleurs dans le compte rendu des journées on évoque un collectif esc, chose inexistante dans les premières années. A part celui sur lequel nous écrivons en ce moment, il m’a semblé qu’il s’agissait de quelque chose d’interne aux établissements. Qués’aco ?

    Présenter notre métier comme parfois improductif
    A quoi ça sert l’ESC ?
    Ça ça me paraît un problème récurrent, et qui interroge aussi tous les domaines artistiques.

    Encore une incompréhension de ma part : Faire de la coop-inter au collectif-ESC.
    ???

    Je crois aussi qu’il faudrait approfondir la question de l’éducation nouvelle. Ressourcer l’éducation nouvelle, est-il écrit. Oui mais de quoi parle-t-on ? J’avoue que mon poil se hérisse lorsque je vois des piles de bouquins plus ou moins inspirés de Montessori alignés dans des librairies populaires. On semble avoir oublié que d’autres, éminents psychologues (Piaget…) ou pédagogues (Freinet, Decroly…) ont œuvré dans des voies parallèles, parfois divergentes, mais bonnes à écouter…

    Encore merci à tous ceux qui ont travaillé… et m’ont obligé à phosphorer…

  • Bonjour Michel,
    Merci pour tes utiles remarques : ce ne sera plus la peine de jouer à cache-cache avec les participants des Rencontres, la liste figure en début de compte-rendu, avec la correction sur les absents excusés…
    Concernant le « faire commun », je peux comprendre ton agacement tout académique, néanmoins la définition donnée par Laurent est cadrée et l’utilisation de l’expression fait système dans sa description des relations qui s’installent dans un groupe social. Les participants ont adopté l’expression en ce qu’elle met en mot leur préoccupation : interroger les pratiques et (re)créer du « collectif ».
    Enfin, nous allons effectivement lancer des voies vers l’éducation nouvelle qui semble reprendre du poil de la bête (https://biennale-education.org/qui-sommes-nous/).
    Bien à toi.

Laisser un message ...

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>