Les Premières Rencontres du Collectif ESC

Arrivée du comité de pilotage au Lycée de Bourges dès le 1er novembre : excellent accueil orchestré par Anne-Lise, qui a mouillé sa chemise pour que tout soit prêt à temps, et que nous puissions travailler dans un cadre agréable tout du long des Rencontres.

Aussitôt, le groupe de préparation travaille fébrilement à peaufiner le programme et l'animation. Pour le moment, il carbure au thé et à l'eau ...

A 14h, le programme est désormais affiné, les animateurs ont préparé leurs interventions. On n'attend plus que les participants... Combien seront-ils effectivement ? c'est LA question qui turlupine, surtout qu'on vient d'apprendre qu'une collègue vient de casser sa voiture, et qu'une autre ne sortira pas de son lit, clouée par la grippe...

Étaient présents :

Nicolas Bordes Julie Charnet Hervé Chaplais Sabine Ducastel
Claire Latil Franck Lemaire Anne-Lise Lisicki Michèle Lision
Nelly Servignat Frédéric Rouziès Guillaume Thibault Joël N. Toreau

Ci-dessous l'intégralité des travaux, comme si vous y étiez...

Nous attendons vos commentaires en bas de page !


Jeudi 2 novembre

14h00 / 14h30 : Accueil & Présentation des Rencontres
14h30 / 15h30 : Jeu de positionnement
15h30 / 17h00 : Intervention de Laurent Aucher sur la notion de commun)
17h00 / 18h00 : Débats et échanges
18h00 / 19h30 : Groupe d'interview mutuel
20h00 / 22h00 : La chorale du Collectif ESC
 
 

Vendredi 3 novembre

9h00 / 9h30 : Energeezer
9h30 / 12h00 : Arpentage
14h15 / 17h00 P'tit débat
Groupe 1 / C'est impossible de mettre en œuvre une éducation populaire dans l'enseignement agricole !!!
Groupe 2 / Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !!!
17h00 / 19h00 : Mise en commun & arbitrage
20h30 / 22h30 : Assemblée générale du Collectif ESC
 
 
 
 

Samedi 4 novembre

9h00 / 10h30 : Les actions
10h30 / 11h00 : Débroussaillage
11h00 / 11h30 : Pépites Rateaux

3 commentaires pour Les Premières Rencontres du Collectif ESC

  • C’était très sympa, très nourrissant, et indispensable pour re-trouver le sens de notre job. Rendez-vous pris pour « l’univ d’automne 2018 ». Franck

  • Les Premières Rencontres du Collectif ESC
    J’ai lu avec attention le compte rendu des rencontres du collectif.
    J’ai même cherché une hypothétique liste des participants et j’ai essayé, ne la trouvant pas, de la reconstituer, en confrontant les prénoms (l’éducation populaire interdit-elle l’usage du nom patronymique, ou faut-il le mettre en écriture inclusive ?) à la liste des membres qui figure sur le site, et ça donne :
    Nicolas (Bordes ?), Hervé Chaplais, Joël (Toreau), Franck Lemaire, Fred (Frédéric Rouziès ?), Julie (Charnet ?), Michèle (Lision ?), Anne-Lise (Lisicki ?), Sabine (Ducastel ?), Nelly (Servignat ?), Claire (Latil ?)… soit onze, ce qui est suffisant pour une équipe de foot mais ne représente qu’un faible pourcentage de notre collectif, et ne va même pas jusqu’à 12, chiffre que j’avais lu quelque part.
    A propos de liste, je suis été fort marri de ne pas me retrouver dans la mini-liste des « absents excusés ». La honte !
    Positivons :
    j’ai constaté que vous n’aviez pas perdu votre temps. Je ferai juste quelques commentaires.
    D’abord à propos de
    Notes sur la notion de « commun »
    Laurent AUCHER
    Selon le dictionnaire Le Robert, en effet, le « commun »…
    D’où l’expression « faire commun ».

    Certes certes. Il n’en reste pas moins que si le Robert est un dictionnaire « hors du commun », n’étant guère personnellement qu’un petit morceau du « commun des mortels », (qui sont à peu près les seuls exemples d’utilisation de commun comme substantif), j’eusse apprécié qu’on ne m’infligeât point une substantivation un peu forcée, renforcée d’autre part par ce « faire » dont on nous impose la modernité depuis quelques années dans le langage enseignant-chercheur, notamment dans ce « faire sens », qui n’a pas manqué d’arriver dans la suite des propos rapportés. Est aussi évoquée la « posture pédagogique », ça me fait toujours penser à un exercice de yoga !…

    Mais je suis un vieux grincheux qui préfère garder en mémoire le § de conclusion de L.Aucher :
    … l’éducation populaire participe d’une émancipation et d’un éveil critique et … « interroge la dimension sociale et politique de l’éducation en conditionnant la formation du citoyen à un principe d’engagement collectif ». C’est pourquoi, la réaffirmation d’un lien de consubstantialité entre l’éducation socioculturelle et l’éducation populaire me semble une priorité parce qu’elle donne à l’ESC les conditions de possibilité d’un renforcement de sa propre cohésion interne. Par la même occasion elle redonne aux notions de citoyenneté, de libre arbitre, de bien-être collectif, d’émancipation sociale, etc., à la fois de la force et une perspective entendue au sens de dessein.

    A part quelques considérations qui m’échappent tant je suis éloigné de l’évolution de l’enseignement agricole en général, et de l’ESC en particulier, depuis que j’ai emprunté d’autres voies, j’ai trouvé que vos brain-storming et autres p’tidéba soulevaient de bonnes questions. Par exemple,

    Si le système éducatif participe plus à la sélection qu’à l’émancipation, il faudrait voir si c’est aussi valable pour l’enseignement agricole ? Actuellement ? Autrefois ?
    Je peux parler pour autrefois. Je crois qu’il fut un temps où le syndicalisme enseignant jouait un peu un rôle d’éducation populaire, véhiculait chez l’ensemble des éducateurs quelques valeurs éthiques (je lis par exemple dans vos notes que le machisme et le sexisme sévissent ?) qui aidaient sans doute à « faire commun ». Ce qui n’empêchait pas des débats entre héritiers de Karl et naïfs qu’on appellerait aujourd’hui bisounours, sur le rôle récupérateur et intégrateur de l’éducation socioculturelle par exemple.

    Je fais un blocage sur les téléphones portables et les jeunes – éducation aux médias, esprit critique, leur faire comprendre – mais ça rattrape. Les avancées technologiques – lassitude.
    C’est pas le problème du seul EA et encore moins de l’ESC. C’est un véritable problème de société, y compris aux yeux des neurobiologistes… C’est aussi un problème de la famille, et non des moindres…

    Ici et ailleurs dans le compte rendu des journées on évoque un collectif esc, chose inexistante dans les premières années. A part celui sur lequel nous écrivons en ce moment, il m’a semblé qu’il s’agissait de quelque chose d’interne aux établissements. Qués’aco ?

    Présenter notre métier comme parfois improductif
    A quoi ça sert l’ESC ?
    Ça ça me paraît un problème récurrent, et qui interroge aussi tous les domaines artistiques.

    Encore une incompréhension de ma part : Faire de la coop-inter au collectif-ESC.
    ???

    Je crois aussi qu’il faudrait approfondir la question de l’éducation nouvelle. Ressourcer l’éducation nouvelle, est-il écrit. Oui mais de quoi parle-t-on ? J’avoue que mon poil se hérisse lorsque je vois des piles de bouquins plus ou moins inspirés de Montessori alignés dans des librairies populaires. On semble avoir oublié que d’autres, éminents psychologues (Piaget…) ou pédagogues (Freinet, Decroly…) ont œuvré dans des voies parallèles, parfois divergentes, mais bonnes à écouter…

    Encore merci à tous ceux qui ont travaillé… et m’ont obligé à phosphorer…

  • Bonjour Michel,
    Merci pour tes utiles remarques : ce ne sera plus la peine de jouer à cache-cache avec les participants des Rencontres, la liste figure en début de compte-rendu, avec la correction sur les absents excusés…
    Concernant le « faire commun », je peux comprendre ton agacement tout académique, néanmoins la définition donnée par Laurent est cadrée et l’utilisation de l’expression fait système dans sa description des relations qui s’installent dans un groupe social. Les participants ont adopté l’expression en ce qu’elle met en mot leur préoccupation : interroger les pratiques et (re)créer du « collectif ».
    Enfin, nous allons effectivement lancer des voies vers l’éducation nouvelle qui semble reprendre du poil de la bête (https://biennale-education.org/qui-sommes-nous/).
    Bien à toi.

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